C'est quoi un bourek ?
· Le journal du 13
Feuille fine, farce généreuse, croustillant qui craque sous la dent : tout ce qu’il faut savoir sur le bourek, d’Istanbul à Annaba jusqu’à la rue de Chanterac.
L'essentiel en 30 secondes
Un bourek est un feuilleté salé : une feuille de pâte très fine, roulée ou pliée autour d’une farce, puis dorée jusqu’à devenir croustillante. Il descend du börek de la cuisine ottomane et s’est installé, sous des noms voisins, des Balkans au Maghreb. En Algérie, le bourek annabi, originaire d’Annaba dans l’est du pays, est roulé en cigare et se partage à table, notamment avec la chorba. On le reconnaît à sa feuille fine et cassante, à sa farce bien assaisonnée et à une dorure régulière, sans excès de gras.
Il se mange chaud, à la main, seul, en entrée ou à côté d’un plat : c’est la bouchée qui accompagne tout.
Le bourek en une phrase
Si l’on devait résumer : le bourek, c’est une farce enfermée dans une feuille de pâte presque transparente, cuite jusqu’à ce que la feuille devienne dorée et cassante. Le mot désigne moins une recette figée qu’une famille entière de feuilletés salés, dont chaque région, chaque ville et chaque maison a sa propre version.
Ce qui unit tous les boureks, c’est le contraste. Dehors, une croûte fine qui se brise en éclats au premier coup de dent. Dedans, une farce moelleuse, souvent à base de viande hachée, de fromage, de pomme de terre ou d’herbes, assaisonnée avec soin. C’est ce jeu entre le craquant et le fondant qui fait qu’on en reprend un deuxième sans réfléchir.
Le format, lui, change selon la tradition : cigare roulé serré, triangle plié, spirale enroulée sur elle-même ou grande tourte découpée en parts. En Algérie, et particulièrement à Annaba, c’est le cigare qui domine. C’est aussi la forme la plus pratique pour la street food : il se tient à la main, se partage facilement et voyage bien.
D'Istanbul à Annaba
Un nom, des dizaines de recettes, et quelques siècles de voyages autour de la Méditerranée.
Le börek ottoman
Le nom vient du turc « börek ». Dans les cuisines du palais comme dans les foyers de l’Empire ottoman, on superposait ou on roulait des feuilles de pâte très fines autour de farces variées. Cette technique de la pâte étirée jusqu’à la transparence est le cœur de tout ce qui suivra.
Des Balkans au Maghreb
Avec l’influence ottomane, le feuilleté s’est diffusé : burek dans les Balkans, bourek ou bourak en Algérie, brik en Tunisie. Chaque région l’a adapté à ses produits, à ses épices et à ses habitudes de table, si bien qu’aujourd’hui on parle d’une même famille plutôt que d’un seul plat.
Une signature locale
En Algérie, le bourek est devenu un incontournable des tables familiales. Les villes revendiquent leur version, et Annaba a donné son nom à l’une des plus connues : le bourek annabi, roulé, croustillant, servi chaud et toujours en quantité, parce qu’on n’en fait jamais pour une seule personne.
Le bourek annabi, version de l'Est
Annaba est une grande ville portuaire de l’est algérien, tournée vers la mer comme Marseille. Son bourek se reconnaît d’abord à sa forme : un cigare long et fin, roulé serré pour que la farce reste bien prisonnière pendant la cuisson. Le rapport entre pâte et garniture est pensé pour que chaque bouchée ait sa part de croustillant.
Il se distingue ensuite par sa générosité. Le bourek annabi ne se prépare pas à l’unité : on en roule des dizaines, on les aligne sur un plateau, et chacun se sert. C’est un plat de rassemblement, servi en entrée, à côté d’une soupe, ou posé au milieu de la table quand la famille ou les amis débarquent.
Au Snack YS Le 13, c’est cette version-là qu’on fait maison, rue de Chanterac : le bourek annabi a d’ailleurs pris la place des pizzas sur la carte.
La feuille, tout se joue là
Un bourek n’est jamais meilleur que sa feuille. En Algérie, on parle de dioul : une pâte à base de semoule et de farine, très souple, cuite rapidement en disque ultra-fin sur une plaque chaude. Le résultat est une feuille à peine plus épaisse qu’un papier, qui devient craquante à la cuisson sans durcir.
Dans le commerce, on la trouve sous le nom de feuille de brick ou de dioul. La pâte filo, plus grecque et plus sèche, peut dépanner, mais elle feuillette différemment : plusieurs couches fines qui s’effritent, là où le dioul garde une petite élasticité avant de craquer.
Conseil pratique si tu cuisines à la maison : garde les feuilles sous un torchon légèrement humide pendant que tu roules, sinon elles sèchent et cassent avant même la cuisson.
- Dioul
- Feuille de brick
- Pâte filo
- Semoule + farine
- Ultra-fine
- Craque à la cuisson
Les farces classiques
Chaque famille a la sienne. Voici les grandes familles qu’on croise le plus souvent.
- 01
Viande hachée
La plus répandue : viande hachée revenue avec oignon, persil ou coriandre, épices douces et poivre. Parfois liée avec un peu de fromage ou d’œuf pour qu’elle tienne bien dans le cigare.
- 02
Fromage
Un fromage qui fond sans couler partout, souvent associé à des herbes. C’est la version la plus gourmande, qui file quand on croque dedans encore chaud.
- 03
Pomme de terre
Purée assaisonnée, parfois relevée d’oignon ou d’herbes : une farce moelleuse et économique, très appréciée en version végétarienne.
- 04
Poulet ou thon
Des variantes plus légères, fréquentes à la maison. Le thon, en particulier, rappelle la parenté avec la brick tunisienne.
La règle d’or, quelle que soit la farce : elle doit être assez sèche. Une farce trop humide détrempe la feuille de l’intérieur et donne un bourek mou, même s’il a l’air doré. On laisse donc refroidir et égoutter la garniture avant de rouler. Et on assaisonne franchement, parce que la pâte, neutre, absorbe une partie du goût. Au snack, la farce du jour se demande simplement au comptoir.
Rouler. On pose une bande de farce au bas de la feuille, on rabat les côtés pour fermer les extrémités, puis on roule en serrant sans écraser. Un cigare bien roulé ne s’ouvre pas à la cuisson et garde une épaisseur régulière d’un bout à l’autre.
Souder. Le bord de la feuille se colle avec un peu de jaune d’œuf ou d’eau. C’est un détail, mais c’est lui qui évite que la farce s’échappe et que l’huile entre dans le bourek.
Dorer. Traditionnellement, le bourek est frit dans une huile bien chaude, juste le temps que la feuille blondisse. Plus l’huile est à bonne température, moins le bourek absorbe de gras. Au four, badigeonné d’un peu de matière grasse, il est plus léger mais un peu moins cassant.
Égoutter. Un passage sur une grille ou du papier absorbant, quelques secondes de repos, et il est prêt. Trop attendre, c’est perdre le croustillant ; trop vite, c’est se brûler la langue.
Rouler, plier, dorer
Quatre gestes simples, mais aucun ne pardonne.
Un plat de table et de partage
En Algérie, le bourek est indissociable des grandes tablées. Pendant le Ramadan, il accompagne presque systématiquement la chorba au moment de la rupture du jeûne : la soupe chaude d’un côté, le plateau de boureks croustillants de l’autre. C’est souvent le premier plat qu’on apprend à rouler en famille.
Mais il ne se limite pas à ce mois-là. On le sert aux fêtes, aux mariages, aux visites du week-end, en entrée ou à l’apéritif. Sa force, c’est qu’il se prépare en quantité et se partage sans couverts : on tend la main, on attrape, on discute.
C’est exactement ce qu’on aime au snack : un plat qui fait asseoir les gens ensemble. Bon goût, bon moment.

Bourek, brick, tacos : qui est qui ?
La confusion bourek/brick est la question qu’on entend le plus au comptoir. Les deux partagent la même feuille fine et la même cuisson dorée. La brick, star de la cuisine tunisienne, est surtout pliée en triangle ou en demi-lune, avec souvent un œuf entier cassé au milieu de la farce, qui doit rester coulant.
Le bourek algérien, lui, est généralement roulé en cigare, avec une farce plus compacte. Dans la pratique, les mots se croisent d’une famille à l’autre, et personne n’a complètement tort : ce sont deux branches du même arbre. Le bourek reste pourtant à ne pas confondre avec la brick, et on détaille la différence dans un article dédié.
Et le tacos ? Aucun lien de parenté, mais une philosophie voisine : tout enfermer dans une enveloppe qu’on passe à la chaleur pour qu’elle croustille. Si le sujet t’intéresse, on a aussi un dossier sur les tacos à Marseille.
Avec quoi le manger
Seul, chaud, à la main : c’est la base. En entrée avec une soupe : c’est la tradition. Mais en snack, le bourek devient le meilleur compagnon de tout le reste.
Le comboAvec un smash
Le croustillant du bourek face à la croûte saisie du steak : deux textures qui craquent, une seule assiette. Le bourek remplace une partie des frites, ou s’ajoute pour les grandes faims.
Le réconfortAvec des pâtes
Une barquette de pâtes bien saucées, un ou deux boureks pour saucer justement : c’est le duo des soirs pluvieux et des pauses déjeuner sans chichi.
Le completAvec un bowl
Riz parfumé, poulet, sauce sucrée-salée et oignons crispy : le bowl apporte le moelleux, le bourek le croquant. Un repas équilibré en textures, à emporter facilement.
Pour le combo le plus demandé, direction le smash burger : deux croustillants différents, une seule faim à calmer. Et pour une tablée, les boxes de boureks à partager font le travail toutes seules.
Reconnaître un bon bourek
- Le son. Un bon bourek craque franchement. S’il plie au lieu de casser, la feuille a pris l’humidité ou la cuisson était trop douce.
- La couleur. Blond doré et uniforme. Des zones brunes signalent une huile trop chaude ou fatiguée, des zones pâles un bourek pas assez cuit.
- Les doigts. Une légère brillance, oui ; des doigts luisants, non. Un bourek qui rend beaucoup de gras a été mal égoutté ou frit à trop basse température.
- La farce. Elle remplit le cigare d’un bout à l’autre, sans trou d’air, et elle a du goût par elle-même. C’est le signe d’une préparation maison.
- Le timing. Mange-le dans les minutes qui suivent. Pour le réchauffer, le four ou la poêle sèche, jamais le micro-ondes, qui transforme la feuille en carton mou.

Le bourek à Marseille
Marseille et Annaba se regardent de part et d’autre de la Méditerranée, et une partie de la ville a grandi avec le bourek sur la table familiale. Pourtant, on le trouve encore trop rarement en snack : il reste souvent un plat de maison, qu’on attend pour les fêtes.
Au Snack YS Le 13, au 2 rue de Chanterac, entre Arenc et la Joliette, on a choisi de le mettre sur la carte toute l’année : bourek annabi fait maison, à la pièce pour accompagner un repas, ou en box à partager pour le bureau, l’apéro ou la sortie d’un concert au Silo. Sur place, à emporter ou livré, 7j/7 · 11h – 1h. Pour goûter un bourek à Marseille, tout est sur la page dédiée.
Fait maison, produits frais. Du goût, de la qualité, du 13 !
Questions bourek
C'est quoi un bourek, en résumé ?
Un bourek est un feuilleté salé fait d'une feuille de pâte très fine roulée ou pliée autour d'une farce, puis doré jusqu'à devenir croustillant. On le retrouve sous des noms proches de la Turquie aux Balkans et dans tout le Maghreb.
Quelle est la différence entre un bourek et une brick ?
Les deux utilisent une feuille fine. La brick, très tunisienne, est souvent pliée en triangle ou en chausson autour d'une farce qui peut contenir un œuf entier. Le bourek algérien, et en particulier le bourek annabi, est le plus souvent roulé en cigare. Les frontières varient d'une famille à l'autre.
D'où vient le bourek annabi ?
Le bourek annabi tient son nom d'Annaba, grande ville de l'est algérien. C'est la version roulée et croustillante qu'on sert volontiers en famille, et que le Snack YS Le 13 prépare maison à Marseille.
Le bourek se mange-t-il chaud ou froid ?
Il est meilleur chaud ou tiède, quand la feuille craque encore. Froid, il reste bon mais perd son croustillant. Pour le réchauffer, préfère le four ou une poêle sèche au micro-ondes, qui ramollit la pâte.
Avec quoi accompagner un bourek ?
Traditionnellement avec une soupe comme la chorba. Au snack, il se glisse à côté d'un smash burger, d'un tacos, d'une barquette de pâtes ou d'un bowl, ou se partage en box à l'apéro.
Où manger un bourek annabi à Marseille 3e ?
Au Snack YS Le 13, 2 rue de Chanterac, 13003 Marseille, entre Arenc et la Joliette. Sur place, à emporter ou livré, 7j/7 · 11h – 1h.
Assez lu ? Passe à table.
Sur place, à emporter ou livré, 7j/7 · 11h – 1h au 2 rue de Chanterac, Marseille 3e.
